La Ville de Rivière-Rouge et le Complexe environnemental de la Rouge tracent un bilan plus que positif!

Rivière-Rouge, le 20 octobre 2021 - La Ville de Rivière-Rouge et le Complexe environnemental de la Rouge tracent un portrait positif de l’utilisation du service des écocentres par les citoyens du territoire. Même si les données sont accumulées depuis seulement 4 mois (juin à septembre), les 2 écocentres de Rivière-Rouge ont ramassé près de 102 tonnes de matières valorisables et les résidents ont fait plus de 2110 visites supplémentaires par rapport à la même période l’an passé, incluant les visites de l’écocentre au Complexe. Mais qu’est-ce que cela veut dire de façon concrète?

Depuis le 4 juin dernier, c’est une population de près de 4 500 citoyens qui peuvent bénéficier de ce nouveau service gratuit. Un fort intérêt et un souci grandissant en matière de protection de l’environnement se sont fait entendre dès le premier jour. Habituellement, quelques mois sont à prévoir pour constater un réel impact lors d’entrée de jeu d’une telle installation. C’est par apport volontaire que les gens ont disposé en grand nombre des matières aux écocentres qui ne sont pas appropriées pour la collecte régulière des ordures et qui prenaient d’ordinaire le chemin des collectes d’encombrant. Il s’agit notamment des vêtements, des meubles, des matériaux de construction, des résidus verts et des résidus domestiques dangereux. Le tri à la source de ces matières a permis la mise en valeur de 102 tonnes de matières recyclables et a permis de réduire la quantité de déchets collectés de 85 tonnes par rapport à l’année dernière.

L’écocentre est un lieu où les matières triées, en étroite collaboration avec L’Action Bénévole de la Rouge, sont accumulées pour ensuite être transportées de façon plus écologique vers des sites de traitement. Les citoyens n’ont plus à se demander si les matières peuvent être récupérées d’une manière ou d’une autre, c’est l’Action Bénévole de la Rouge qui se charge d’évaluer si les objets iront vers la filière du réemploi ou du recyclage.

« On voit des tonnes de richesse dans les déchets et cela va nous demander de l’imagination et du courage pour changer nos habitudes » - Mme Schneeberger, conseillère au développement au Complexe environnemental de la Rouge. « À notre grande surprise, dès l’ouverture en juin, les citoyens étaient au rendez-vous et cela plus que nous l’avions imaginé. Le besoin était criant! L’ouverture a créé quatre mois d’achalandage presque record, selon un consultant qui a vu naitre plusieurs écocentres au Québec. C’est du jamais vu semble-t-il! En visualisant les statistiques, ceci nous démontre que le taux de valorisation dans les deux écocentres est de 76 % des matières déposées, ce qui confirme le rôle important que jouent déjà nos écocentres. Je félicite la population qui prend part à ce petit geste qui fera toute une différence pour la génération future! » - Denis Charette, maire de Rivière-Rouge.

Encore à ses débuts, la gestion des installations ne cessera de grandir. Différents ajustements ont déjà été faits depuis son ouverture et d’autres pourront aussi l’être afin de développer le projet de façon efficace toujours en se souciant de l’objectif premier du volet environnemental, mais également sur la diminution des coûts, tout en s’adaptant aux besoins des citoyens. Déjà, grâce à deux entrepreneurs locaux, un service de transport à moindre coût permet de disposer de ses matières triées, sans le moindre effort. Il suffit simplement de communiquer avec la Ville pour connaitre les conditions de participation. Plusieurs citoyens sont heureux de voir émerger ce service et comprennent la pertinence du projet. À l’inverse, certains craignent le changement et ont mentionné, via nos réseaux sociaux, qu’ils avaient des doutes et qu’ils souhaitaient le retour des collectes d’encombrants. Ceci nous invite à travailler plus fort sur les communications pour mieux expliquer le bien-fondé! - Marlène Paquin, conseillère en relations publiques et médias sociaux de la Ville de Rivière-Rouge.

Faire une différence concrète

Une liste d’industries, selon les matières recyclées, se développe au fil du temps au Québec, autant pour les appareils électroniques, les batteries, le bois, le métal, le gypse, les lampes, le polystyrène ou les matelas. Toutefois, les gens peuvent manifester un certain scepticisme concernant la route que prend le recyclage en général.

Recyc-Matelas

Comme par exemple, Recyc-Matelas est une industrie qui récupère dans certains secteurs, dont les Laurentides. Selon eux, 300 000 matelas sont jetés ou recyclés chaque année au Québec. Une majorité d’entre eux prendraient le chemin de l’enfouissement, bien qu’ils soient recyclables. Si toute matière résiduelle alourdit un site d’enfouissement, les matelas sont particulièrement volumineux. Sans compter qu’un seul matelas met environ 100 ans à se biodégrader! Mais quelles matières peuvent être récupérées dans un matelas? Presque tout, soit 98 % de sa composition. Le polyester est transformé en fibre, le métal fondu et le bois transformé en paillis, copeaux ou contreplaqué. Or, pourquoi enfouir un matelas quand nous avons la chance chez nous de le déposer de façon tout à fait responsable?

Groupe Gagnon

Pour sa part, Groupe Gagnon récupère le polystyrène, ou le fameux plastique numéro 6. Il l’achemine dans différentes industries québécoises dont Simax, Polyvert ou Polystyvert qui développent des procédés efficaces pour transformer cette matière en une diversité de produits dont des tables, des douches ou du mortier, grâce au béton réinventé.

Sur la bonne voie

Une analyse d’une année complète d’activités des écocentres permettra assurément à la Ville de s’ajuster afin de bien répondre aux besoins des citoyens, et des correctifs de fonctionnement pourront être apportés pour faciliter les visites selon les développements. Au-delà de sa fonction de récupération, les écocentres de Rivière-Rouge se veulent un lieu de sensibilisation à la gestion écologique des matières résiduelles. Déjà en quatre (4) mois, la population a contribué à diminuer significativement la quantité de matières envoyées à l’enfouissement. La Ville souhaite remercier les citoyens, car leurs efforts portent fruit!